Randa Maroufi

Le Park

2015 – 14min

 

Cela commence par le son. Des informations à la radio au sujet de la diffusion d’images à caractère violent sur les réseaux sociaux.

Le son diffusé à la radio au sujet des dites violences à Casablanca, et la recherche de suspects, est au premier plan, si l’on peut ainsi dire d’un son. Hormis la voix de la journaliste, le bruit environnant est quasi absent. Ce son est tellement réduit que l’on entendrai presque le son de l’air. Pas même celui du vent, à peine celui des oiseaux. La camera entre alors dans un parc et se pose sur des jeunes qui traînent parmi les vestiges d’anciennes attractions. Les personnages sont figés, tel des mimes, la caméra tourne silencieusement autour de ces statues humaines. La caméra, les acteurs, l’environnement, tout est silencieux. Par intermittence nous avons des nouvelles de l’enquête en cours à travers la voix de journalistes à la radio.

Réalisé en plans-séquences, nous déambulons dans un parc silencieux, statique, avec pour seul mouvement celui de la caméra. Sans pour autant sans vie, et même bien au contraire, la vitalité qui se dégage des personnages, et l’interprétation que l’on en fait, existe uniquement par les informations apportées par la radio.
Cette confrontation d’une violence suggérée par le son à une image adoucit par le traitement et la réalisation, offre au travail de Randa Maroufi la particularité de son travail engagé.

Outre l’excellent travail de mise en scène, le travail sur la bande sonore est remarquable par son montage ainsi que le choix qu’il occupe par son absence.

Randa Maroufi excelle sur un autre plan, celui nous faire douter sur la véracité ou la fictionnalité de son film.

HMM_RandaMaroufi_photo2 HMM_RandaMaroufi_photo3 HMM_RandaMaroufi_photo4photos: ©Le Fresnoy

 

 

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